dimanche 17 février 2008

//interlude//

Et si, pour une fois, j'étais sérieuse ?

Non parce que, on l'aura compris, depuis le début les dessins à la c*n que je fais me sont une sorte d'exutoire, un moyen de dédramatiser le fait que je mène une existence un peu abracadabrante, digne de toute jeune fille encore marquée des séquelles de son enfance hyperactive à l'époque où la Ritaline n'était pas encore autorisée...

N'empêche, ne riez pas, mais dès que je n'ai rien à faire, je me sens complètement démunie. Et aujourd'hui, par exemple, j'aurais eu des tas de choses à faire si je n'avais pas cédé aux sirènes du dimanche glandage en pyjama.

Donc, je n'ai rien fait.

Et quand je ne fais rien, je cogite.
Et quand je cogite, ça va mal,
très mal.

Parce qu'au fond j'ai une capacité à créer mentalement des montagnes et à les déplacer (sans le secours d'Ovomaltine) assez impressionnante.
Bon, oui, j'avoue, j'ai aussi de bonnes raisons pour cogiter :
- je suis parquée dans un pigeonnier moche que je n'arrive pas à aménager,
- j'ai une routine digne de la pire des mères de famille (dessins d'enfants sur le frigo et emploi du temps saucissonné à l'appui)
- j'ai un gros aperçu de ce que c'est que d'être prof et de préparer des cours,
- j'ai des amis que je vois de manière complètement aléatoire et il y en a que ça vexe
- je suis cintrée dans un format d'études qui ne me plaît pas, mais alors pas du tout,
et pour couronner tout ça,
- j'ai un copain qui est super loin et qui se comporte comme un ours.


Quand tout ça se manifeste par des délires cutanés et un sommeil en mode débiteur, forcément, moi, je rame.

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